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Trail des Passerelles - 40km 2200D+

July 22, 2018

Je me suis laissée quelques jours avant de revenir sur cette course, beaucoup d’émotions, je n’aurais pas su comment débuter…

Bon pour revenir sur le pourquoi du comment, je recherchais un gros objectif trail pour cet été, quelque chose qui m’obsède, qui me motive, et qui me pousse à aller au delà de mes limites le jour J.

J’ai eu la chance de gagner un dossard pour le 40km des Passerelles, trail qui me faisait rêver depuis un moment ! En quelques minutes, j’étais inscrite et 4 mois plus tard me voilà en route pour Monteynard, en région Rhône-Alpes.

 

Samedi matin, réveil 6h, je rejoins mes deux acolytes "Tee" Jurassiennes , et direction l’Auvergne !

On arrive sur place en début d’après-midi, on retire les dossards et on s’accorde une pause hot-dog, plateau fromage et charcuterie (les repas d’avant course c’est primordial 😂)

Le temps est nuageux, il ne fait pas trop chaud, on se dit que si demain c’est comme ça, c’est parfait ! 

On rentre à l’hôtel situé à Vif, on pique nique dehors, on parle de demain forcément, et on rigole bien. On va ensuite se coucher tôt en priant pour qu’il ne pleuve pas.

 

Debout à 6h, un mélange de stress et d’excitation. On déjeune toutes ensemble, étonnement j’ai faim, puis on se dirige vers le lieu de départ.

Le ciel était dégagé mais en 10 minutes, changement de programme : orage, éclair, pluie et vent. On adore. Je me décompose, moi qui rêvais de cette course, je m’imaginais déjà passer ma journée à crapahuter sous la pluie, frigorifiée, ou pire qu’elle soit annulé !

Le départ est décalé, on part donc vers 9h30, et oh joie, bonheur, MIRACLE, en 30 minutes, tout se dégage, le ciel est BLEU, je suis aux anges.

 

Les 10 premiers kilomètres passent à une vitesse folle, je cours à plat mais marche dans les montées, j’ai décidé d’y aller vraiment molo au début pour être sur de terminer. On passe en sous-bois, ça monte, ça descend, ça n’est absolument pas ennuyant.

On traverse 2 passerelles, c’est tellement beau, la vue est ouf, l’eau est turquoise, je prends des photos (pas trop parce que ça tangue), on a l’impression d’être bourré la dessus. A ce moment là, je me dis que je vais passer une merveilleuse journée !

De plus, avec Isabelle nous avons le même rythme, on avance donc ensemble, et à deux parfois c'est quand même mieux.

 

 

 

 

 

Quoi ? Déjà le premier ravito ? Mais trop bien. En plus il y a de la pastèque et de la rosette !

Tout ça me donne bien envie mais je mange à peine, peur d’avoir des maux de ventre ensuite.

On repart direction l’ascension du Sénépi, la partie la plus costaud niveau dénivelé, 1000D+ en 7km. 

Bon ben voilà ça grimpe, il va falloir s’économiser car elle va être longue…petits pas, le cardio à du mal, on souffre mais on avance pas. Il y a des passages dans la forêt, heureusement car le soleil cogne déjà.. Les passages dégagés offrent de superbes point de vue, bon ça pique mais c’est beau. Par contre, je regrette d'être sans bâtons.

« Regarde par terre, pas devant »

Les 2,3 derniers kilomètres sont plus « roulants », ça nous fait rire de dire ça car ça grimpe encore bien mais c’est tellement moins incliné que ça nous paraît plat ! On reprend un rythme, et au sommet, la récompense, un gros point d’eau bien fraîche, une vue sur toute la vallée et toujours des bénévoles super motivants.

 

 

 

Maintenant on attaque la descente dans les pâturages, ça fait plaisir de dérouler les jambes.

On arrive déjà au deuxième ravito, cette fois j’ai trop faim, je m’emballe, je mange un peu trop…

On prend bien le temps de se tremper de partout car il fait très chaud ! 

On repart toujours en descente, mais au secours elle est aussi raide que la montée, c’est difficile de courir sans trébucher ou se faire « emporter » par la vitesse.

Je commence à avoir mal au ventre, je prie pour que ça ne soit que passager, il reste quand même 20 bornes !

Ca remonte un peu, ça redescend, c’est assez roulant mais je suis pas très bien, alors je perds un peu de temps.

Encore un ravito, décidément j’adore ce parcours ! L’ambiance est dingue, les bénévoles sont à fond, la playlist est dans le thème « Et plus ça pique, plus c’est bonnnnn ». Ca me rebooste, je vais mieux, on est repartie !

On est au 25km, il n’en reste que 15, je me dis que c’est rien mais à la fois tellement.

On s’engouffre rapidement dans la foret, ça monte, ça descend, j’ai un coup de mou. Je dis à Isabelle de partir devant, je vais ralentir.

Je sors ma musique pour oublier un peu que j’en chie. j’ai toujours des montées d’émotions à des moments étranges, beaucoup d’encouragement, je souffre un peu mais en même temps je me dis que je vais finir, que c’est sur, c’est pas possible autrement, je pense à l’arrivée et j’ai les yeux mouillés. Je commence à avoir mal au devant des cuisses et aux pieds.

Les kilomètres défilent, on repasse sur la passerelle, c’est toujours aussi beau, je retrouve le sourire.

 

 

 

Sur le profil de la course il reste deux montées. Bon. Elles avaient l’air petites. Mais avec tout ce que les coureurs en disent, elles vont nous tuer. Du coup je stresse. Heureusement il y a un ravitaillement juste avant.

Je retrouve Isabelle, on va les passer ensemble ! On mange et on s’arrête un coup pour reprendre des forces.

Quand faut y aller, faut y aller.

Les coureurs n’avaient pas menti. C’est infâme. Interminable. 500D+ en 2km après 30 bornes, ce n’est pas très digeste.

Ca redescend enfin, m’ai je fatigue tellement des jambes que je n’ose plus courir, je trottine quand je peux mais je suis un escargot. Et rebelotte, la deuxième bosse est déjà là. Moins pentue mais toute aussi dure, c’est tellement long, ces 10km sont les plus longs et les plus dures de ma vie.

A ce moment la je ressens vraiment une fatigue générale, j’ai l’impression d’être un zombi, je mets un pied devant l’autre pour suivre le coureur devant moi mais mon cerveau est déconnecté.

Enfin, je crois qu’on est en haut, il reste de la descente et du plat. Un petit ravito improvisé apparait, on boit un coup, ça fait du bien, il y a des coureurs sous la tente avec les couvertures de survie. C’est si triste de devoir abandonner si proche de l’arrivée. Isabelle à des nausées, elle se sent mal, je reste donc quelques minutes avec elle. Il ne reste que 3km. Bordel dans 3km je serais venue à bout de ce trail dont j’ai tant rêvé, je franchirai enfin cette ligne.

On avance comme on peut, J’AI MAL AUX CUISSES. Le dernier kilomètres, je cours aussi vite que je peux (mais ça ne devait pas être fou 😂), je suis tellement à plat que je trébuche dans les cailloux et mes cassent la gueule à 100m de l'arrivée, aucune chute pendant les 40Km, il en fallait bien une ahaha !

 

Je passe la ligne d’arrivée en réalisant à peine ce que j’ai fais, si l’on m’avait dit l’année dernière que je réussirait un 40km avant autant de dénivelé je n’y aurait pas cru. Les larmes montent forcément, je suis si émue et fière. J’ai trop longtemps pensé que les courses longues étaient trop difficiles pour moi. Comme quoi, nos seules limites sont celles que l’on se fixe. Nous seul, sommes capable de les dépasser avec de l’entrainement, du courage et la rage d’y parvenir.

Le mental est dingue, si vous êtes convaincu d’y arriver, alors le corps suivra. 

 

 

 

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